Balle(s) perdue(s) ? 2018-10-09T18:53:30+00:00

Balle(s) perdue(s) ?

de Philippe Gauthier │ mise en scène Audrey Bertrand

Balle(s) Perdue(s) ? m’est tout de suite apparue comme une évidence. La violence et la terrible actualité du propos sont au coeur de cette pièce d’anticipation écologique. Je crois qu’aujourd’hui, nous avons besoin de parler de cet avenir que l’on redoute, nous avons besoin de parler de la nécessité de l’entraide entre Hommes et de réapprendre l’importance du collectif. Le questionnement sur autrui est au centre de Balle(s) Perdue(s) ?. A l’aube des temps que nous vivons, nous ne pouvons ignorer la situation actuelle, ces centaines d’Hommes dormant dans nos rues. Et si demain notre ville entière était détruite par un déluge, que choisirions-nous, le repli sur soi ou l’entraide ?

ICI nous sommes frappés par la volonté de ces jeunes, livrés à eux-mêmes, de rester ensemble, de vivre. L’écriture de Philippe Gauthier est directe, incisive, elle va droit au coeur. Un humour souvent noir qui nous fait sourire, rire peut-être même. Il nous livre là une histoire, des paroles naïves et simples, de gamins pour qui la violence constitue pourtant leur quotidien.

Dans une idée de mouvements perpétuels entre déconstruction et reconstruction, ce sont les personnages eux-mêmes qui font et défont leurs espaces pour nous raconter leur histoire. Plusieurs volumes nous serviront de décor, pour ainsi laisser place à l’imagination de l’Enfant, protagoniste de l’histoire. En déplaçant, emboîtant, écartant ces volumes, tels des jouets, apparaîtront tantôt le bistrot, tantôt le mirador, tantôt la Ville.

ICI, je m’intéresse aux différents espaces de sécurité, d’insécurité, de confort et d’inconfort. L’influence de l’extérieur sur l’intérieur. Ainsi, les volumes seront cernés de frontières, afin que l’on puisse percevoir le monde que ces enfants se sont recréé avec malice et inventivité à la manière des enfants perdus, et nous laisser entrevoir les limites de nos zones de confort.

ICI, je cherche à retrouver cette frontière mentale entre l’enfant et l’adulte, ce qui fait de ce texte une pièce familiale, qui parle à chacun d’entre nous. Pour cela un dessinateur réalisera en direct via un vidéo-projecteur les visions réelles ou irréelles de l’histoire que l’on nous raconte. Il construit les lieux avec plus de détails que nos volumes et également les souvenirs de nos personnages, souvenirs ancrés comme un dessin, comme une image dans leur espace mental. L’illustration en direct est centrale dans la pièce, elle permet de recréer du concret avec distance.

ICI l’on retrouvera une atmosphère que j’ai voulue sensorielle, un jeu réaliste, au service du texte, des bruits, des sons constamment présents, représentant ce déchaînement extérieur, ces catastrophes naturelles, cette insécurité grondante.

Ce texte est aussi une pièce de troupe, où l’équipe nombreuse, loin de constituer un frein, doit s’envisager comme une richesse, un levier afin de porter, ensemble, un engagement nécessaire.

Il me semble urgent d’entendre cette histoire qu’ils ont à vous raconter, d’envisager ce futur proche, et de se laisser place à l’imagination et à la réflexion.

Audrey Bertrand

L’histoire

Dans un futur plus ou moins proche, après une éco-catastrophe, une poignée de gamins essaie de survivre. Pas loin, derrière de hautes murailles, protégées par des miradors et leurs miradoriens, vivent Anna et Sarah, deux soeurs. Mais, pour rattraper un petit chat, les deux fillettes quittent la protection des hauts murs.

Que se passerait-il si une telle catastrophe se produisait. Ou plutôt que se passera-t-il quand elle se produira. Une vision plutôt sombre d’une réaction probable : celle de s’enfermer dans une forteresse tandis que dehors d’autres crèvent.

L’auteur

Né en 1977 à côté de Lyon, Philippe Gauthier abandonne rapidement le système scolaire « classique » pour apprendre un métier, la sylviculture, pendant un an puis la coiffure. Le hasard des rencontres, encore, l’amène au théâtre avec, rapidement, la volonté de devenir comédien. Nouvel abandon. C’est finalement dans l’écriture qu’il trouvera sa place… L’ensemble de ses oeuvres sont publiées à l’Ecole des Loisirs.

Nous réalisons la première mise en scène de Balle(s) Perdue(s) ? avec le soutien constant de l’Auteur. 

Il a été choisi comme Auteur partenaire National THEA par l’OCCE pour l’année 2017-2018.

Générique

Mise en scène Audrey Bertrand

Scénographie Jérémy Leite  Cyril Dergent

Assistant à la scénographie Romain Henry

Lumières Charly Lhuillier

Création sonore Florent Collignon

Illustration live Camille Talon Frederic Juvigny

Avec Audrey Bertrand Adrien Bourdet Alexandre Bustanoby Hortense Frémy ou Alexandra Branel Sylvain Lablée Marine Maluenda Noé Pflieger

Photos © Stanislas Châble et Marie Pancrazi
Dessins © Frederic Juvigny et Camille Talon
Soutiens : La FileuseLe Volapük │ L’Etoile du NordCollège Suzanne LacoreCentre d’animation les Halles le Marais │ Maison des artistes de Limetz-Villez
Rencontre avec les Collégiens autour de la pièce

Rencontre avec les élèves du Collège de l’Ill (Illfurth, 68)

Atelier avec des dessinateurs de Balle(s) Perdue(s) ?

Atelier avec les dessinateurs de Balle(s) Perdue(s) ?

« Ca a été un plaisir d’accueillir cette troupe de jeunes comédiens engagés, professionnels et très bons acteurs »
Lycée Jules Haag, Besançon.

« En sortant de la pièce, les élèves témoignent que ça change leur rapport au théâtre (loin des classiques qu’ils ont l’habitude de voir) et que ça leur parle vraiment car totalement d’actualité. L’illustrateur, qui dessine en direct sur scène, amène une sensibilité qui les touche. »

Collège de l’Ill, Alsace.

« C’est une pièce parfaite pour le niveau collège et lycée qui envoie un message fort et positif. Cette bande d’ado, qui tente de survivre dans un monde post-catastrophe écologique, mais qui se bat pour la fraternité, ça leur parle… »
Collège Camus, Besançon